
Car tout nous reste à vivre
Et si je suis Mage, tu es ma Venise Imaginaire. Discrète mais explosive dans mes terres artistes. Je vis en toi comme à travers les siècles. Tu me voyages secrètement. Tu me musiques.
Tu me dénudes absolument.
Je me muselle à respirer dans cette envie.
Voguant au gré de nos destinations. Parallèles et intersectées.
Mon attache, ton port altier & sérieux
ou gai, réjoui et heureux.
Mon air préféré : ta lucidité, tes sourires et ton rire.
Ma nourriture, je la veux tienne : toute la Beauté du Monde.
Œuvrer ensemble au quotidien des beaux Arts de la Vie. Donner d'un amour tendre en ses forces telluriques.
Avec toi.
Goûter et partager toute cette beauté que tu m'inspires. En faire ta gymnastique.
Radieusement t'embraser.
Au jardin, sur l'arbre de nos Vies,
penser souvent à embrasser chaque jour qui vient
avec gourmandise
comme si c'étaient tes mains, tes joues, tes paupières ou tes lèvres, ta fière allure.
Comme on mange à la branche ployée les lourdes figues, les cerises bien charnues et les abricots chauds encore de Soleil.
Et pour ce soir, je te dirai, dors mon petit chat d'un sommeil d'enfant apaisée,
paisible et réparateur pour la Sublime que tu es.
Promettre et décréter, bonne Sibylle, que c'est fait! : tu as franchi ce degré de l'escalier de la joie infaillible, nacelle indestructible.
DEGRÉ DUQUEL ON REGARDE LE MONDE EN SOURIANT GENTIMENT, avec une généreuse tendresse.
Vif et doux appétit.
Amour d'être.
Et pour tous les jours, les mots simples : ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid, Prends soin de toi. je t'aime.
Le Poëte anonyme
Veronese - La Sibylle Tiburtine
Version première - 19 Janvier 2019
